Sevragebenzo

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Bientôt la fin du sevrage 16 juillet 2013

Classé dans : Mon histoire — sevragebenzo @ 10 h 54 min

Je devais terminer mon sevrage fin avril… Je pensais pouvoir diminuer d’une goutte toutes les semaines jusqu’au bout…

Malheureusement, je me suis vite aperçu que j’allais beaucoup trop vite dans mon sevrage.

En effet, l’anxiété,  les crises d’angoisse, les sensations d’étouffement, les peurs irrationnelles, les douleurs musculaires (cou, dos) et articulaires (mains) sont revenues avec force et j’ai du ralentir le rythme pour atténuer tous les symptômes.

A partir de 4 gouttes de Lysanxia (soit 2 mg), le sevrage est devenu un véritable enfer et je ne pouvais plus diminuer par goutte entière.

Je suis donc passé de 4 gouttes à 3,5 gouttes puis à 3 gouttes. Malgré tout, les symptômes de sevrage étaient toujours présents.

A ce moment là, je pensais ne jamais pouvoir terminer ce sevrage tellement c’était dur. J’ai failli craquer plusieurs fois et reprendre une dose plus importante de Lysanxia pour aller mieux. Malgré toutes ces souffrances, j’ai tenu.

Je suis donc resté à une dose de 3 gouttes durant 3 semaines pour me stabiliser un peu et là, les symptômes ont commencé à s’atténuer. Les angoisses sont devenues moins fréquentes et moins intenses.

A partir de 3 gouttes, j’ai fait des diminutions par 1/4 de goutte tous les 14 jours. Depuis, les angoisses sont devenues moins importantes, mes peurs (notamment la peur de sortir de chez moi) sont moins présentes et j’arrive enfin à passer des journées voire parfois plusieurs journées sans anxiété. Et surtout, je commence à redevenir moi même.

J’ai encore quelques moments où je sens qu’une crise d’angoisse arrive mais elle repart assez rapidement comme elle est arrivé !

Aujourd’hui, je suis à 1,5 gouttes. Encore deux ou trois diminutions, et j’aurais terminé ce sevrage.

Il me restera alors à gérer le post sevrage qui je l’espère sera moins dur que le sevrage.

J’en suis maintenant convaincu, la lenteur du sevrage est la clé de la réussite. Vouloir aller trop vite expose à de réelles souffrances.

 

 

Début Février 5 février 2013

Classé dans : Mon histoire — sevragebenzo @ 11 h 22 min

En ce début de mois de Février et aprés 6 mois de sevrage, je suis à une dose de 6 mg de Lysanxia par jour (j’étais à une dose de 20 mg en début de sevrage).

Je continue à diminuer de 0,5 mg (soit une goutte) par semaine.

Mes crises d’angoisse sont moins intenses et moins fréquentes mais j’ai toujours cette anxiété latente qui ne me quitte pas (boule dans la gorge, noeud au ventre et toujours la peur qu’une nouvelle crise d’angoisse arrive!).

J’ai toujours aussi peur de sortir de chez moi, même si je me force à le faire et si la plupart du temps, tout se passe relativement bien.

Je pense que la phytotéhrapie et les exercices de relaxation et de respiration m’aident à surmonter cette épreuve du sevrage et rendent les symptômes gérables.

Si tout se passe bien, je devrais avoir terminé le sevrage dans trois mois, j’appréhende la phase finale du sevrage (à savoir, les 5 derniers mg de Lysanxia) et la phase de post – sevrage.

Cette épreuve est certes difficile à vivre mais elle n’est pas insurmontable si le sevrage est fait lentement et si l’on souhaite vraiment se débarasser de cette drogue.

 

 

 

 

Mes symptômes de sevrage

Classé dans : Mon histoire,Symptômes de sevrage — sevragebenzo @ 10 h 58 min

Voici la liste des symptômes qui sont apparus depuis le début de mon sevrage :

- Anxiété (avec parfois crises d’angoisse)

- Agoraphobie

- Hypocondrie

- Gout métallique dans la bouche (comme un goût de sang)

- Saignement des gencives

- Acouphènes

- Cauchemars et rêves intenses

- Agitation (colère, rage)

- Fatigue

- Douleurs musculaires (cou, dos) et articulaires (mains)

- Sensation d’étouffement et sensation de « boule » dans la gorge (lié à l’anxiété)

- Toux séche, irritante

 

 

Mon histoire 22 novembre 2012

Classé dans : Mon histoire — sevragebenzo @ 10 h 42 min

Tout commence en Août 2011 par une dépression suite à une rupture sentimentale. Le monde s’écroulait autour de moi, plus l’envie de vivre…  Histoire banale que presque tout le monde à vécu un jour.

Mon généraliste me prescrit aussitôt un antidépresseur et un anxiolytique (Lysanxia, une benzodiazépine). A ce moment là, je ne connaissais pas les risques de dépendance des benzodiazépines, j’étais d’ailleurs trop mal pour m’en préoccuper. Tout ce que je voulais, c’était soulager ma souffrance. Je ne savais pas alors que j’allais avaler ces comprimés pendant des mois.

J’avais bien lu sur la notice que le traitement par benzodiazépine ne devait pas dépasser 8 à 12 semaines en raison des risques de dépendance.  Mais à ce moment là, tout cela n’avait pas d’importance. Et puis, je me disais que mon médecin savait ce qu’elle faisait. Si elle me prescrivait ce médicament, c’était que j’en avais besoin…

Les mois passent et je vais toujours aussi mal. Je commence à boire pour oublier… En janvier 2012, mon généraliste me prescrit alors un deuxième anxiolytique (Seresta, toujours une benzodiazépine) et augmente les doses petit à petit.

En Mars 2012, je fais une gynécomastie (liée à la prise de benzodiazépine). Je décide donc d’arrêter le Seresta en quelques jours sans trop de difficulté. Puis, je décide d’arrêter le Lysanxia également fin avril 2012.

12 jours plus tard… soit, le 12 mai 2012, première attaque de panique (je ne savais pas, à ce moment là, que je faisais une attaque de panique, j’étais persuadé que je faisais une crise cardiaque!). Le coeur qui s’emballe, les sueurs, les tremblement, les difficultés à respirer, la peur de mourrir, de devenir fou… Le cauchemar a duré environ deux heures. Ce n’est que plus tard, que j’ai su que je venais de faire ma première attaque de panique liée au sevrage brutal de l’anxiolytique.

Pendant deux mois, je faisais régulièrement des attaques de panique (une à deux par semaine).

En juillet 2012, j’ai fait une attaque de panique au travail. Pour la soulager, je décide de reprendre un anxiolytique.

Aprés deux mois d’enfer, la seule solution était alors de reprendre mon traitement. 5 mg puis 10 mg puis 20 mg. La reprise du traitement ne m’a pas soulager, bien au contraire… Les premières semaines, j’ai cru devenir dingue, pas un jour sans angoisse, tout un tas de choses bizarres dans ma tête, l’impression de ne plus être moi même, de ne plus rien maîtriser….

C’est alors que je décide de faire des recherches sur les benzodiazépines.

Au bout d’un mois (en Août 2012), je suis parvenu à retrouver un certain équilibre et je décide alors de faire un sevrage beaucoup plus lent, sur plusieurs mois, en diminuant les doses de 10% par pallier de 15 jours / 3 semaines. Malgré cette diminution progressive, les crises d’angoisse sont toujours là (même si elles sont moins intenses).  J’ai développé un trouble anxieux et panique et une phobie sociale, j’ai peur d’avoir peur, j’ai peur de ses crises d’angoisse.

A la base, je souffrais d’une dépression seulement, je n’ai jamais eu de troubles anxieux auparavant. J’ai développé un trouble anxieux à cause de ces benzodizépines, véritable drogue légale!

Aujourd’hui, je continue mon sevrage. Je serais à la moitié du parcours courant décembre 2012 (soit 10 mg de Lysanxia). Si tout se passe bien, je devrais terminer le sevrage fin Avril 2013.

Bien entendu, pour mon médecin, les benzodiazépines ne sont pas responsables de mon état… bien entendu, je sais qu’elle ne le reconnaîtra jamais…

J’espère retrouver une vie normale aprés le sevrage même si je sais que le chemin est encore long…

Alors, surtout, ne prenez JAMAIS de benzodiazépines sur une longue période au risque de développer une dépendance et de vivre l’enfer du sevrage.

Dans les prochaines articles, je vous ferez part de l’évolution de mon sevrage.

 

 

 

 

 
 

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